Dirigée par Charlotte Dennery, BNP Paribas Leasing Solutions, la filiale de la banque qui finance des équipements professionnels, a mis en oeuvre en mars dernier un programme de mentorat pour préparer les femmes à prendre du galon. Et elle renouvelle l’opération cette année.

Des pelleteuses, des moissonneuses-batteuses, des camions, des parcs informatiques, des machines d’imagerie médicale. .. Voici l’univers dans lequel évolue Charlotte Dennery, chief executive oflicer, depuis 2015, de BNP Paribas Leasing Solutions, l’une des filiales de l’établissement financier. « C’est peut-être un métier à prédominance masculine, mais il me passionne ! », savoure-telle. Par voie de conséquence, elle cherche à inciter davantage de femmes à la rejoindre. Non seulement elle prône la diversité sous toutes ses formes, mais elle considère que l’inclusion des femmes revêt des enjeux économiques plus grands que simplement les pousser à prendre des responsabilités. Les banques n’ont-elles pas à cultiver toutes les clientèles ? Ne doivent-elles pas, pour réussir, servir chacun des clients ou clientes selon ses besoins, que ce soit en termes de prêts, de financement d’entreprises, de gestion de patrimoine ?

La pérennité de certaines de leurs activités est peut-être à ce prix… Malgré ces évidences, les progrès sont lents. Ainsi, si le dernier rapport McKinsey (2019) note des progrès sur les cinq dernières années,les femmes étant, tous secteurs d’activité économique confondus, plus nombreuses à être nommées à des postes de leadership, « les entreprises doivent concentrer leurs efforts sur la constitution de viviers de talents féminins pour vraiment faire la différence », prévient le cabinet de conseil international.

UNE COHORTE DE 12 FEMMES

C’est ce qu’a décidé de faire BNP Paribas Leasing Solutions. Au delà de jouer les rôles modèles à la tête de cette filiale du groupe, Charlotte Dennery a choisi de constituer un comité de direction paritaire. Deux hommes et deux femmes. Puis, elle a noté que lorsque certains postes à responsabilité étaient ouverts, les hommes n’hésitaient pas à se porter candidats, «tandis qu’il fallait aller chercher les femmes ! » Si les femmes ont encore du mal à se projeter à des postes de leadership dans la finance, il faut donc les y encourager. .. D’où le lancement, en mars dernier, d’un programme de mentorat d’un an pour des femmes, appuyé par la DRH, en France comme à l’international. Une première cohorte de 12 femmes, en milieu de carrière, a été constituée et chaque membre du comité de direction générale a pris trois femmes sous son aile, qu’ il ou elle épaule à travers des discussions informelles, une fois par mois.

Le principe du mentorat n ’est pas du coaching, il n ’y a pas d’objectifs fixés, précise Charlotte Dennery. Ce que nous recherchons, c’est un changement d ’optique, qui vient grâce à des échanges sur la gestion de,carrière, l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, des discussions – parfois intimes – sur leur histoire, leur parcours, leurs désirs. » Une façon aussi, pour les bénéficiaires du programme – les « mentees » – de se rapprocher de la direction générale et de mieux connaître le groupe BNP Paribas dans son ensemble. Et au bout d’un an, certaines des bénéficiaires ont effectivement pris des responsabilités plus larges au sein de l’institution. Pascale Favre, devenue directrice générale de laligne de métier Technologies Solutions, en est l’exemple parfait : «Je m’ étais déjà positionnée pour le poste de direction générale au moment où j ’ai intégré le programme de mentorat, dit-elle. Cela ne pouvait pas mieux tomber. » Non seulement elle est flattée d ’avoir été repérée comme haut potentiel, mais en plus, elle est contente de son mentor, Delphine Roché, qui appartient au comité de direction générale de la banque. «C’est plus facile de faire état de certains sentiments avec une femme, qui a pu également les ressentir, qu ’avec un homme », déclare ainsi Pascale Favre. Elle a pris ses nouvelles fonctions en juillet dernier et a continué à bénéficier du soutien de son mentor. Même après la fin du programme, les deux femmes conservent des liens et comptent poursuivre leurs échanges…

Une deuxième cohorte est en passe d’être constituée. « Cette fois-ci, nous laissons les hommes se porter candidats, même si nous pensons que les femmes vont être plus nombreuses à se manifester, les hommes considérant qu’ils ont moins besoin d’un tel appui. .. », parie Charlotte Dennery. Certes, le mentorat n’est qu’un outil pour favoriser l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, mais il démontre la volonté de la direction générale BNP Paribas Leasing Solutions que les femmes soient représentées à tous les niveaux dans l’entreprise.

LYS ZOHIN

Frédérique Garrouste

Le leader européen accélère sa croissance en se calant sur une logique de responsabilité sociétale. Charlotte Dennery passe l’activité de BNP Paribas Leasing Solutions au tamis du filtre collectif. Cette logique de développement responsable, de vision à long terme, guide tant l’offre de financement des matériels que l’organisation interne.

Pour cette polytechnicienne diplômée de l’Ensae, l’équation de sa mission est claire : l’activité de financement de biens en crédit-bail ou en location financière (la banque est propriétaire du bien et l’utilisateur paye des loyers) doit s’inscrire dans une économie de l’usage pour préserver la planète et mieux répondre aux besoins des entreprises en équipements à la pointe du progrès. La croissance du groupe qu’elle dirige depuis 2015 semble valider cette approche : le total des contrats annuels – les clients étant surtout des concessionnaires vendeurs de matériels, et, le plus souvent, des partenaires grands constructeurs (« vendors ») – est passé de 10,1 milliards de nouvelles productions en 2015 à 13,5 milliards en 2018, une progression annuelle de plus de 10 % contre une moyenne de 8 % à 9 % pour le marché.

Après avoir travaillé dans les grands métiers du groupe, BFI, investissement, assurance, en France et en Amérique du Nord, Charlotte Dennery a pris en main le leasing avec une vision bien arrêtée : elle est convaincue que le groupe peut et doit favoriser la réutilisation des biens, « l’économie circulaire ». Un partenariat avec une société finlandaise, spécialiste de la gestion du cycle de vie des équipements technologiques, vient d’être signé. « Nous financerons des actifs qui vont être gérés et entretenus par notre nouvelle ‘joint-venture’ avec 3 Step IT, capable, à la fin d’une location, de les récupérer et de les reconditionner pour les remettre sur le marché dans 97 % des cas », développe Charlotte Dennery. BNP Paribas apporte son analyse des risques et sa capacité à financer les dossiers, l’alliance sera effective dans les 20 pays européens où chacun des partenaires est présent.

Et comme les biens ont une seconde vie, le mode de financement évolue avec un amortissement de l’actif qui n’est plus forcément total. « Beaucoup d’entreprises nous sollicitent pour ces offres, notamment des grands groupes, dont la part augmente parmi nos clients directs, à côté des PME et ETI », expose Charlotte Dennery.

La logique d’activité responsable est déployée aussi dans la gestion des effectifs, 3.400 collaborateurs, sur un mode participatif. Charlotte Dennery a ainsi fait du déménagement des équipes centrales – 1.400 collaborateurs – de Puteaux vers Nanterre, en février 2017, une opportunité pour améliorer le cadre de travail. « L’aménagement du bâtiment en ‘flex-office’, avec de grands espaces pour les réunions et la convivialité, a dynamisé le mode de fonctionnement des équipes, constate-t-elle. Les collaborateurs ont participé à l’aménagement des étages et le télétravail a été mis en place à cette occasion. L’efficacité des collaborateurs s’en est trouvée renforcée. » Tout est mis à profit pour embarquer les équipes dans la vie du groupe. « Il faut donner du sens, de la vision, les collaborateurs éprouvent une réelle fierté à aider les entreprises à se développer », assure la directrice générale, qui prend directement en charge les ressources humaines, la finance et la communication.

Double niveau de direction

Le dialogue et la coopération dominent à tous les niveaux, à commencer par le sommet où Charlotte Dennery a créé un comité de direction générale (CDG) de quatre membres, réuni chaque lundi pour réfléchir, entre deux et quatre heures, aux grandes décisions. « Un projet doit être examiné sous tous les angles, ce comité de direction générale nous permet de faire jouer l’intelligence collective », explique Charlotte Dennery. Elle n’hésite pas à programmer une ou deux fois par an des séjours de réflexion de trois ou quatre jours. « Le comité de direction générale travaille dans un climat de forte collaboration, les discussions se nouent sur tous les sujets, dans la confiance, de façon à interagir entre nous, détaille Pascal Layan, directeur général délégué, en charge de la direction des trois métiers de financement des équipements logistiques, des équipements technologiques et des clients des réseaux bancaires du Groupe BNP Paribas. Nous abordons les questions liées aux opérations comme la vision à cinq ans qu’il nous faut avoir pour rester ‘leader’ en Europe. » Directeur général adjoint, Wolfgang Pinner, trente ans de maison, s’occupe entre autres de la supervision pays et Delphine Roché est directrice de la transformation et de l’IT depuis le début de l’année, après avoir travaillé 12 ans dans l’entreprise. « J’ai abordé les sujets de transformation du ‘leasing’ à chacun de mes précédents postes, comme responsable du programme d’amélioration des ‘process’ ou responsable de ‘business unit’ », indique celle qui était juste avant à un poste de niveau n -3.

Le comex compte 14 membres et l’objectif est de le féminiser lui aussi, notamment avec un programme de mentoring des femmes pris en charge par les membres du CDG. « Faire avancer plus de femmes, notamment au comex, cela se construit dans les années précédentes, c’est un travail de longue haleine », souligne Charlotte Dennery.

Parmi les grands projets stratégiques suivis au comex, les travaux pour digitaliser la chaîne d’intervention de la banque sont majeurs. Les délais de réponse aux demandes de financement sont passés de trois jours à environ deux heures. « La rapidité est devenue la norme et j’ai voulu adapter le métier à cet égard aux attentes du marché », déclare Charlotte Dennery. Après la réponse positive sur le financement, il faut enchaîner sur un mode automatique le paiement du distributeur et le prélèvement des loyers. « Nos équipes dans les pays connaissent le tissu local et celles internationales aident les pays à monter en compétence, expose Pascal Layan. L’objectif est de simplifier au maximum le financement pour tous les types de clients. Accepter des dossiers de financement en moins de trente secondes, cela suppose beaucoup d’expertise ! »

Et c’est la clef du développement commercial. « Nous allons nommer des responsables pour améliorer le parcours digital de bout en bout de nos partenaires et clients, annonce Delphine Roché. Il nous faut voir les ‘process’ avec les yeux de nos clients.»

L’enjeu est aussi de garder les collaborateurs en leur permettant de mettre à niveau leurs connaissances. « Les collaborateurs doivent savoir se servir des nouveaux outils technologiques, un programme de ‘reverse mentoring digital’ a été décidé pour que ceux qui sont à l’aise avec ces outils aident ceux qui ont moins d’appétence, les dirigeants montrant l’exemple en se faisant ‘mentorer’ », raconte Delphine Roché.

De quoi soutenir un développement vers de nouveaux actifs, comme ceux de la transition énergétique, et l’extension des implantations, en Chine par exemple, où le groupe est le seul acteur européen à percer à grande échelle. « Nous y avons négocié un partenariat avec un acteur local qui accueille dans sa structure notre équipe de 80 personnes, indique Wolfgang Pinner. Les collaborateurs qui suivent les clients de BNP Paribas Leasing Solutions forment toutefois une équipe séparée. » Les Etats-Unis, la Suisse et la Scandinavie font également partie des avancées récentes autant que prometteuses sous l’angle du développement durable.

SON PARCOURS

1988 : Ecole polytechnique

1990 : ENSAE

1991 : Haut fonctionnaire Insee puis Budget

2001 : BNP Paribas, responsable stratégie et développement BFI

2002 : Responsable stratégie Etats-Unis

2004 : Responsable gestion d’actifs et CFO Cardif

2009 : Directrice générale et opérations de BNP Paribas IP

2015 : Administratrice, directrice générale de BNP Paribas Leasing Solutions

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CEO de BNP Paribas Leasing Solutions, cette ancienne haut-fonctionnaire de Bercy a insufflé un vent de modernité dans la branche dédiée au leasing du groupe bancaire français. Meneuse d’équipes hors pair et passionnée d’art, Charlotte Dennery ne transige pas avec les enjeux liés à la parité.

 

Maurice Midena

Sur le mur derrière le bureau de Charlotte Dennery, s’étend une acrylique sur toile de Paul Kallos. « Sacre du printemps », mesurant 1m95 de hauteur et 2m60 de longueur, est une succession de grandes bandes rectangulaires, faites de nuances de bleus et de verts, avec ici et là des tâches jaunes ou oranges. Cette œuvre du peintre contemporain franco-hongrois décédé en 2001 vient de la collection privée de BNP Paribas. L’art n’est pas une mince affaire pour Charlotte Dennery, qui est, à ses heures perdues si on ose dire, administratrice de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais (RMN-GP).

Cette femme de 53 ans, sait passer du tout au tout : en l’occurrence du monde feutré et volontiers délicat de l’art à celui plus prosaïque du crédit-bail. Depuis trois ans et demi, elle dirige la branche « Leasing Solutions » du groupe BNP Paribas. Le leasing est une appellation générique qui correspond à deux modes de financement différents utilisés au quotidien par les entreprises : la location et le crédit-bail. Ces solutions leur permettent d’utiliser un équipement moyennant le paiement d’un loyer périodique. Elles rentrent ainsi de plein pied dans l’économie de l’usage.

« Le leasing est au cœur de l’économie réelle », assure Charlotte Dennery. Grâce à cette méthode, les entreprises de toute taille et de tous secteurs peuvent acquérir du matériel en tout genre : tracteur, charriot élévateur, mais également  flotte de smartphones ou  fauteuils pour les dentistes. Au sein de BNP Paribas, le leasing fait travailler 3 400 employés dans 18 pays, et représente 32,1 milliards d’euros d’encours sous gestion. Depuis l’arrivée de Charlotte Dennery, la filiale de la banque de la rue d’Antin est passée de 10,1 à 13,5 milliards d’euros de nouveaux contrats de leasing par an.

Ce bond en avant, Charlotte Dennery l’a instigué en insufflant une grande bouffée de modernité à une branche qui semblait peu innovante . Le premier enjeu a été celui de la digitalisation de l’activité. La transition numérique a d’abord concerné l’automatisation des process et notamment des parcours clients et distributeurs (le crédit-bail est distribué par les constructeurs qui vendent les équipements). De la simulation des échéances de paiement à la signature finale du contrat, en passant par la vérification de la solvabilité du client, tout se fait désormais en ligne. « Nous signons 3,5 contrats par minute. Pour passer à un tel niveau d’industrialisation, il a été indispensable de digitaliser nos services », explique Mme Dennery. Avec de tels process, le délai de réponse pour une entreprise voulant souscrire un contrat de financement  est passé de plusieurs jours à quelques heures.

Digitaliser et déménager

Mais la digitalisation ne s’est pas limitée à mieux servir ceux qui bénéficient des services de leasing. Elle a aussi concerné ceux qui les mettent en place. Dirigeante d’envergure, à l’affût des nouvelles formes de management, Charlotte Dennery a mis en place du « reverse mentoring » afin que ses plus jeunes recrues forment leurs ainés aux nouvelles pratiques liées au numériques et à l’utilisation des réseaux sociaux. « C’est un jeune collaborateur du pôle financier de 25 ans qui m’a appris comment optimiser les possibilités offertes par mon smartphone. »

Outre le numérique, un des grands bouleversements menés par la CEO est le changement de locaux : depuis mars 2017, fini le vieux bâtiment de Puteaux où « plus on avait de galons, plus on avait de fenêtres à son bureau ». Bonjour Nanterre et des locaux flambants neufs organisés en flex-office, où personne ou presque n’a de bureau attitré. Le télétravail, en général de deux jours par semaine, a été systématisé. « Toutes ces mesures fonctionnent très bien, assure-t-elle. Il y a plus d’échanges. Cela a vraiment changé l’atmosphère au sein des équipes. »

Les équipes de BNP Paribas justement, c’est peu de dire que Charlotte Dennery les connait bien. Elle est dans la maison depuis 2001. Elle y est entrée à la stratégie du groupe, avant de s’occuper de la direction financière de la branche assurance, puis de devenir de 2010 à 2015 COO – Chief Operating Officer – de BNP Paribas Investment Partners, la branche d’activité spécialisée en asset management du groupe.

Charlotte Dennery n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler une figure de l’ascension sociale. Elle a plutôt marché sur les traces de ses parents. Fille de diplomate, la CEO est née à Tokyo. Elle a également vécu à Moscou et à Brazzaville. Troisième enfant d’une fratrie aux parcours très variés, elle compte un frère chef de service en anesthésie-réanimation à l’hôpital Georges Pompidou, un autre haut fonctionnaire et une sœur responsable d’une fondation artistique.

De l’X à Bercy, en passant par l’Insee

Excellente élève et brillante étudiante, Charlotte Dennery intègre la classe préparatoire du lycée Henri IV, après un bac passé au lycée Louis-le-Grand. Elle effectue son année de « cinq-demi » à Saint-Louis. « J’ai fait tous les lycées du quartier latin », s’amuse-t-elle. Elle intègre l’Ecole polytechnique en 1985. Diplômée trois ans plus tard, elle complète son cursus par un master à l’ENSAE, une grande école spécialisée en statistiques. Elle rentre dans la foulée  à l’INSEE où elle devient responsable de l’analyse des comptes trimestriels de la nation. Elle œuvre ensuite pendant six ans à la direction du Budget

Mais si elle a pu bénéficier dès sa jeunesse de conditions propices à l’excellence, Charlotte Dennery s’est vite rendue compte que ce n’était pas le cas pour tout le monde. Notamment que le gap entre hommes et femmes étaient plus important que ce qu’elle imaginait : « Lorsque je travaillais à Bercy, les femmes commençaient à avoir de plus en plus de postes à responsabilité. Quand j’ai intégré BNP Paribas, j’ai vu qu’elles étaient rares. Surtout dans le Comex », explique-t-elle.

Pour rééquilibrer tout ça, Charlotte Dennery a mis en place diverses mesures. Du classique, avec du mentoring et du coaching. Des initiatives plus franches : « Je veille chaque année à ce que les augmentations de salaire des femmes soient les mêmes que celles des hommes, assure-t-elle. Voire parfois un peu plus élevées pour les femmes, car on sait quil y a des décalages qui ont eu lieu notamment au moment de leurs congés maternité. Donc on fait des rattrapages. » Même chose pour les promotions, tous les sexes sont logés à la même enseigne.

Charlotte Dennery peut être un modèle à suivre  pour beaucoup de femmes, surtout dans un secteur aussi masculin que la banque. Et elle parait encline à multiplier les sources d’inspiration autour d’elle. Que ce soit des parcours professionnels ou des œuvres d’art.

De l’économie de l’usage au paiement à l’usage en passant par l’économie circulaire. Voyage au cœur d’une croissance durable et rentable.

Par Pascal Layan, Directeur Général Délégué de BNP Paribas Leasing Solutions

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Fin de la possession et accélération de l’économie de l’usage

Qui aujourd’hui préfèrerait acheter un vélo qu’il peut trouver en libre-service ou encore des CDs, plutôt que d’accéder en ligne à une playlist illimitée ?

Les nouvelles générations n’ont pas le même goût pour la propriété et y sont moins attachées. Selon un sondage de l’Observatoire société et consommation (Obsoco), 77 % des Français disent privilégier l’usage à la possession.

Déjà, certains secteurs ont commencé à profiter de ce nouveau mode de consommation, comme par exemple l’industrie automobile qui a délaissé le crédit pour le leasing.

Cette tendance s’inscrit aussi de plus en plus dans l’univers professionnel. Quand on sait que l’activité de financement locatif pour les équipements professionnels a progressé de près de 8% en 2018, cela montre bien l’intérêt des entreprises pour ce mode de financement qui présente des avantages économiques non négligeables. Le paiement d’un loyer mensuel leur permet facilement de rapprocher un budget et un coût et de préserver leur capacité d’investissement tout en optimisant leur trésorerie.

Ce mode de financement flexible leur permet également de bénéficier des dernières innovations technologiques. L’accélération des innovations, couplée à la sortie régulière de nouveaux produits, contribue ainsi à l’essor du leasing. Avoir en tout temps accès à des équipements performants et adaptés n’est, en effet, pas une option pour les entreprises si elles veulent rester compétitives. Alors que l’achat les condamne plus ou moins à subir l’obsolescence programmée de leurs matériels, la location, elle, leur permet de s’adapter plus facilement aux évolutions technologiques et éventuelles contraintes règlementaires. Il existe cependant différentes typologies de clients pour un même produit : les ultra-technologiques qui veulent toujours disposer des dernières nouveautés et qui en font un usage intensif, et les plus modérés qui préfèrent détenir des produits technologiques qui fonctionnent mais à un prix moins élevé. Alors, comment répondre aux attentes de ces deux profils de clients ?

Economie circulaire : « Je finance, je récupère, je reconfigure et je reloue ».

L’économie circulaire constitue une des réponses à ce défi et chacun a un rôle à jouer dans ce nouveau mode de consommation plus durable et profitable à tous. Grâce aux solutions locatives, les sociétés de financement s’assurent que les équipements sont récupérés en fin de contrat et revalorisés pour leur donner une deuxième voire troisième vie. Une démarche qui ne peut se faire qu’avec les constructeurs et distributeurs d’équipement. Ces derniers se doivent, en effet, d’intégrer, dès la conception de leurs produits, leurs contraintes de reconditionnement et de recyclage. Prenons l’exemple d’une flotte de smartphones ou de tablettes informatique : il est aujourd’hui possible de récupérer, reformater, reconditionner et revendre ou relouer 98 % de ces équipements. « Je finance, je récupère, je reconfigure et je reloue ». Il s’agit d’une formidable réponse à la rareté des ressources naturelles. Cette gestion circulaire des équipements permet également la démocratisation de technologies parfois coûteuses en facilitant leur accès en deuxième vie. En effet, au bout d’un an d’utilisation, un smartphone ne correspond peut être plus aux besoins d’une entreprise X mais il pourra faire le bonheur d’une entreprise Y ou de collectivités dont le budget est plus limité.

Le principal défi est le changement de paradigme industriel qui consiste à travailler sur la durabilité des produits et à déprogrammer toute obsolescence trop rapide des produits. Cette longévité est source de revenus complémentaires pour les constructeurs qui ont, alors, tout intérêt à fabriquer des produits solides et performants dans la durée dont ils pourront récupérer une certaine valeur à la fin de leur première vie. L’entretien au cours de l’usage joue également un rôle de plus en plus primordial dans la valorisation d’un produit. Plus un produit dans sa première vie est entretenu, plus sa valeur résiduelle sera importante. C’est pourquoi de plus en plus de solutions locatives s’accompagnent de services tels que l’installation ou la maintenance des équipements. Désormais, grâce à l’IoT notamment, il est possible de suivre précisément l’usage qui est fait d’un équipement pour prévenir les pannes et ainsi allonger sa durée de vie. Mais pas que !

De l’économie de l’usage et circulaire au paiement à l’usage, il n’y a qu’un pas ?

L’IoT représente aussi le sésame qui permettra aux entreprises d’aller encore plus loin dans l’économie de l’usage en facturant leurs clients selon l’usage réel qu’ils font des équipements. Et non plus sur la base d’un loyer mensuel fixe.

Aujourd’hui certaines solutions « pay per use » existent déjà, à l’instar de Nordaq, société spécialisée dans les systèmes de filtrage d’eau, qui facture les restaurateurs en fonction du nombre de litres consommés. Ou encore les solutions de facturation à la copie pour les systèmes d’impression – copieurs et imprimantes. Mais ces solutions ne sont pas encore généralisées.

Quels sont donc les freins rencontrés et les solutions envisagées ?

Tout d’abord, pour faire payer l’usage réel d’un équipement, il est essentiel de pouvoir contrôler très précisément son utilisation. Suivre le nombre de kilomètres effectués par un tracteur, le nombre d’heures d’utilisation d’un PC, le nombre d’images réalisées avec un IRM… L’IoT et les datas générées permettent aujourd’hui de répondre à ce besoin. Mais le temps d’implémentation de ces nouvelles technologies peut être long, notamment pour les entreprises disposant d’un système existant ancien.

Par ailleurs, faire payer à l’usage réel impose aux entreprises de faire évoluer leurs business modèles. Leurs revenus ne sont plus fixes, ils sont donc moins prévisibles et plus compliqués à gérer. Il s’agit donc pour les sociétés de financement de travailler conjointement avec les constructeurs pour élaborer ces nouvelles offres de tarification à l’usage réel. Ces solutions doivent pouvoir répondre aux exigences de rentabilité des constructeurs et distributeurs et aux attentes de leurs clients finaux.

Les entreprises doivent aussi prendre en compte l’accompagnement au changement que ce nouvel business modèle entraine, notamment pour leurs équipes commerciales. Ces dernières ne vendant plus un produit mais un service, leur approche est alors très différente. La connaissance du client devient encore plus clé pour pouvoir lui proposer des offres adaptées. Le paiement à l’usage représente donc à la fois une contrainte, dans les changements qu’elle entraîne, et des opportunités. Les données obtenues permettent en effet aux entreprises d’obtenir plus d’informations sur leurs clients et ainsi d’adapter leurs offres pour rester compétitives.

Une opportunité pour les entreprises en France

La France dispose de tous les savoir-faire pour réussir cette mutation, aussi bien technologique que financière. Elle est pionnière en Europe sur le financement locatif, avec deux acteurs majeurs qui dominent le classement du marché européen. La France peut donc facilement devenir le fer de lance de cette nouvelle forme d’économie à travers l’Europe. Les PME et ETI françaises, qui déplorent parfois le manque d’accès aux crédits, disposent en réalité d’autres solutions de financement pour changer la donne et les usages de leur marché, pour créer un nouvel écosystème concurrentiel en faisant payer à leurs clients un prix juste, d’apparence plus accessible mais pas moins margé. Une solution gagnante/gagnante pour le constructeur, l’entreprise utilisatrice et la planète !

La question n’est plus de nous demander si nous allons basculer vers une économie de l’usage toujours plus circulaire mais plutôt comment accompagner les entreprises et institutions pour les aider à changer leurs façons de financer leurs équipements ? Tels nos ancêtres qui partaient vers la ruée vers l’or, il existe aujourd’hui une course vers l’Eldorado de l’économie de l’usage, à nos PME et ETI françaises de saisir cette opportunité pour être nos moteurs de croissance de demain. A nous tous d’en faire bon usage !

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Rapport publié par l’Association française des entreprises privées (AFEP)

Octobre 2018

Le Groupe BNP Paribas a pris 4 engagements majeurs pour intégrer l’économie circulaire dans chaque aspect de sa stratégie de développement : de la conception des solutions de financement plus durables aux initiatives pour réduire ses impacts environnementaux. Ces engagements ont été présentés lors d’un colloque organisé par les différents acteurs de l’économie circulaire en partenariat avec le Ministère de la transition écologique et solidaire.

Dans la lignée des engagements du Groupe BNP Paribas en faveur de la transition énergétique, BNP Paribas Leasing Solutions propose une offre innovante pour financer les luminaires LED en mode locatif à destination des collectivités. L’éclairage LED permet aux villes de réduire leurs consommation d’électricité, tout en améliorant la qualité de leur éclairage public. 

BNP Paribas Leasing Solutions accompagne les collectivités qui souhaitent bénéficier des avantages de l’éclairage LED en finançant les projets de réhabilitation de leurs installations d’éclairage.

  • Des solutions flexibles pour un éclairage public innovant : découvrez l’interview croisée d’Alain Escoffier, Directeur Général de BNP Paribas Leasing Solutions France et Xavier Albouy, Directeur de la marque Citeos – Groupe Vinci Energies, parue dans le magazine Europe Parlementaire. 

Article paru dans le magazine Europe parlementaire N° 35 – Avril-Mai-Juin 2018

Article paru dans IT for Business, février 2018.
Journaliste : Olivier ROBERGET

Le spécialiste des solutions de financement et de location pour les équipements professionnels est engagé depuis 2015 dans un programme de transformation digitale qu’il mène sur trois fronts simultanément : les ventes, les opérations internes et les méthodes de travail des 3 000 collaborateurs présents dans 16 pays. François-Régis Martin, Chief Digital Officer, fait le point sur le chemin parcouru et les prochains défis.

Article paru dans Le Nouvel Economiste, le 08 février 2018.
Journaliste : Didier Willot

En raison du coût élevé et de la rapidité d’obsolescence des matériels informatiques, mieux vaut parfois en être locataire que propriétaire.

Longtemps réservé à l’acquisition des locaux ou des véhicules de l’entreprise, le crédit-bail s’étend progressivement à l’ensemble de ses équipements. Et notamment le matériel informatique pour lequel les établissements financiers spécialisés mettent au point des offres de financement de plus en plus diversifiées. Crédit-bail classique avec option d’achat, location financière simple, location de matériels seuls, de matériels et de logiciels, location avec ou sans prestations complémentaires de maintenance…, il existe désormais des types de contrats adaptés aux besoins des entreprises de toute taille.

C’est sans aucun doute une nouvelle avancée de ce qu’il est convenu d’appeler l’économie de l’usage. Alors qu’autrefois, les chefs d’entreprise avaient l’habitude d’utiliser les mécanismes du crédit-bail – autrement dit de louer plutôt que d’acheter – essentiellement pour procéder au financement des locaux et des véhicules nécessaires au bon fonctionnement de leur activité, ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à y recourir également pour leur équipement informatique. Explication ? En raison du coût relativement élevé de ces investissements et de la rapidité d’obsolescence des matériels correspondants, il est souvent plus avantageux d’en être le locataire plutôt que le propriétaire. Il s’agit alors de disposer d’un bien d’équipement qui n’a aucunement vocation à figurer dans les immobilisations de l’entreprise Mieux : il existe maintenant des formules de financement qui permettent d’ajouter à la location des matériels celle de biens immatériels tels que les logiciels qui permettent de les faire fonctionner.

Un investissement hors bilan

[…] Principal avantage : le crédit-bail préserve la trésorerie et la capacité d’endettement de l’entreprise qui choisit cette option. En effet, l’investissement correspondant ne figure pas à son bilan, alors que le montant des loyers est déductible de son bénéfice imposable. De plus, il ne nécessite ni apport initial, ni paiement de la TVA sur le montant du bien considéré. Seul problème : un éventuel ajustement fiscal lorsque la durée d’amortissement est différente entre l’achat direct et le financement par crédit-bail !

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Choisir l’option d’achat

Première formule possible : le crédit-bail classique, qui offre aux entreprises la possibilité de racheter au terme de leur contrat de location (pour une valeur le plus souvent symbolique) le matériel qui a été mis à leur disposition.
[…]
Une grande majorité de chefs d’entreprise préfèrent toutefois recourir au contrat de location simple pour financer leurs investissements informatiques. La souplesse de cette formule, qui ne prévoie pas d’option d’achat à échéance, permet aux entreprises titulaires soit de restituer le matériel, soit de demander une prolongation moyennant de nouvelles conditions. Les entreprises disposent ainsi en permanence d’un équipement adapté à l’évolution de leurs besoins. Mieux : comme pour le leasing automobile, les établissements financiers spécialisés proposent désormais à leurs clients des offres packagées qui comprennent, outre la location du matériel informatique, des prestations complémentaires d’installation et de maintenance des équipements, ainsi que de fourniture des consommables ou d’hébergement des données…

Cela représente environ 70 % des contrats que nous signons avec nos clients, confirme Alain Escoffier, directeur général France de BNP Paribas Leasing Solutions, la filiale spécialisée du groupe bancaire BNP Paribas. Car nous constatons que malgré une tendance à l’allongement de la durée des engagements, les chefs d’entreprise sont de plus en plus enclins à déléguer la gestion de leurs équipements informatiques à des sociétés extérieures.”

Alain Escoffier, Directeur Général de BNP Paribas Leasing Solutions France

Une opération tripartite

Crédit-bail ou location financière : quelle que soit la variante utilisée, un financement locatif reste une opération tripartite entre une entreprise, un fournisseur et un bailleur, qui suppose juridiquement deux contrats distincts. Un contrat de vente entre un fournisseur de matériel informatique et un établissement de crédit, ainsi qu’un contrat de location entre l’établissement de crédit et l’entreprise utilisatrice. D’une manière générale, c’est l’entreprise qui choisit le matériel et en négocie le prix. C’est ensuite l’établissement financier-bailleur qui honore la facture avant d’établir avec l’entreprise un contrat de location pour une durée et un loyer déterminés.

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Hard et soft tout-en-un

Mais un équipement informatique ce n’est pas seulement du matériel (le hardware), mais aussi et surtout les logiciels et les applications (software) qui permettent de les faire fonctionner. Telle est la raison pour laquelle un certain nombre d’opérateurs ont mis au point des contrats de crédit-bail associant hard et soft en un loyer unique. Portant sur une durée comprise entre trois et sept ans en fonction de la puissance des équipements informatiques correspondants, ils contiennent le plus souvent des clauses offrant à leurs clients la possibilité de signer en cours de contrat des avenants permettant d’adapter leur équipement à leurs exigences fonctionnelles et budgétaires.

 

Alors, question classique pour tout chef d’entreprise : vaut-il mieux acheter ou louer son équipement informatique ? Malgré l’idée communément admise selon laquelle l’achat serait plus avantageux que la location, un certain nombre d’études sérieuses prouvent le contraire, notamment lorsqu’il s’agit d’équipements nécessitant de fortes possibilités d’évolution, voire de remplacement. Principale explication : en réduisant de manière significative les coûts annexes de gestion liés à l’acquisition du matériel, la location évolutive permet de diminuer ce que les contrôleurs de gestion appellent le coût total de possession de ce matériel appelé TCO (Total cost of ownership).

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La logique de Switch’ON consiste à accompagner un fabricant ou un distributeur dans le passage au modèle locatif, explique Philippe Jouglard, directeur marketing et développement Technology Solutions chez BNP Paribas Leasing Solutions.

Article paru dans Banque des Professionnels, Janvier 2018.

L’économie de l’usage est une tendance qui se généralise, dans l’univers personnel comme professionnel.

Pour les entreprises, baculer vers un modèle de location constitue un avantage compétitif majeur.

Grâce à notre nouvelle application Switch’ON, nos équipes peuvent réaliser un audit pour vérifier si l’activité d’une entreprise est adaptée au modèle locatif.

Les Echos, BNP Paribas innove dans le leasingArticle paru dans Les Echos, le 20 décembre 2017.
Journaliste : Edouard Lederer. @EdouardLederer

BNP Paribas Leasing Solutions va lancer coup sur coup deux services qui  témoignent de l’évolution du secteur. Peu consommateur en fonds propres et rentable, ce métier vit une vague d’innovations.

Longtemps restée dans l’ombre du crédit, la location de longue durée de véhicules ou de  machines industrielles est devenue une priorité pour les banques, et il flotte sur ce métier comme un parfum d’innovation. L’un des leaders européens du secteur, BNP Paribas Leasing Solutions, va lancer coup sur coup deux services qui témoignent de l’évolution du secteur.

La filiale spécialisée, qui affiche une production de 12 milliards d’euros en 2017 et un encours de 30 milliards d’euros, a ainsi lancé cette semaine une application mobile baptisée « Switch’On ».

  • Passer au modèle de la location

Son but est « d’accompagner les entreprises qui souhaitent passer du business model de la vente au business model de la location », indique un communiqué. Cette application promet ainsi un audit permettant de déterminer si l’activité est adaptée au leasing et un simulateur mesurant l’impact économique de cette bascule.

« Dans la majorité des cas, il est plus intéressant de louer que d’acheter. Nous en faisons la démonstration tant au distributeur qu’au client final », souligne  Charlotte Dennery , administrateur délégué général de BNP Paribas Leasing Solutions. Ainsi, l’automobile (secteur couvert par  une autre filiale du groupe, Arval ) ou les photocopieurs sont passés depuis longtemps à l’ère du leasing, les entreprises louant des flottes d’équipement qu’elles renouvellent régulièrement.

  • Dentistes et grandes surfaces

Mais d’autres secteurs d’activité pourraient basculer vers cette «  économie de l’usage  ». La location longue durée touche désormais des métiers plus inattendus comme les fauteuils médicalisés des dentistes, les portiques de sécurité des grandes surfaces, ou encore l es leds utilisées dans les centres commerciaux pour créer des atmosphères et inciter à l’achat.

  • Louer des actifs sous-utilisés

Une autre initiative prévue illustre une seconde tendance : la proposition de services associés au métier historique de la location longue durée. La filiale de BNP Paribas va ainsi mettre à disposition en janvier une plate-forme destinée à la mise en relation d’utilisateurs de matériels professionnels.

« Le principe est de dire aux chefs d’entreprise qui l’utiliseront : ‘Si vous avez des actifs sous-utilisés, mettez-les en location. Nous serons capables d’assurer la mise en relation et de tarifer cette transaction. Nous escomptons une montée en puissance significative.’ », estime Charlotte Dennery.

Le développement de ce type de service répond à  une évolution des usages – comparable à celles observées chez les particuliers – mais elle s’inscrit aussi dans une logique économique particulière. « Globalement, il est important de travailler sur la rentabilité tout en améliorant le service rendu aux clients en générant des commissions et en mobilisant peu de capital. C’est ce qui explique que nous développons une gamme de services et de conseil à côté de notre métier historique », souligne la dirigeante.

  • Deux champions français

Le leasing est devenu ces dernières années l’un des terrains de jeu favoris des banques : le métier présente l’avantage de consommer peu de fonds propres, d’être par nature sécurisé par des actifs tangibles et de dégager un rendement de fonds propres alloué à l’activité « sympathique », à l’heure où d’autres branches ont vu cet indicateur se dégrader. Selon le classement Leaseeurope, outre BNP Paribas (en incluant Arval), l’autre grand rival européen est Société Générale (en incluant ALD Automotive).

Edouard Lederer